Aujourd'hui, il est question d'ouverture de l'Université marocaine sur son environnement socio-culturel, d'innovation, de polyvalence, de mativation, de compétitivité... Mais la réalité révèle beaucoup d’espérances qui n’arrivent pas encore à s’ancrer dans une réalité protéiforme et sans humus.
En effet, si nous prenons le cas des rapports entre cinéma et l’audiovisuel d’une part (art, industrie, exploitation…) et l’Université marocaine d’autre part, nous avons la désagréable surprise de constater que ce n’est pas du tout réjouissant ni encourageant. On a affaire à un choc de deux légitimités symboliques, à une confrontation de deux institutions qui sont, pour le moins, déconcertants et anachroniques. Ce choc se traduit généralement par l’indifférence, par la discréditation mutuelle et par des intégrismes aveugles et virulents.
A l'université marocaine, le cinéma et l'audiovisuel sont qualifiés par certains universitaires comme sources de ravages culturels, comme rabaissement du goût et des bonnes moeurs et comme freins pour le développement de l'imagination et du savoir. Il découle de cette attitude la quasi-abscence de masters « cinéma et audiovisuel », l’absence tout court de départements « cinéma et audiovisuel »,le refus d’intégrer les médias comme composantes dans la formation des étudiants, l’absence d’encouragement des recrutements de professeurs spécialisés, la négligence de l’infrastructure audiovisuelle, la rareté de conventions avec les professionnels du secteur au Maroc ou à l’étranger...
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