Les travaux d'un colloque international sur le thème L'Afrique possible: 50 ans d'indépendance et de développement en Afrique ont été ouverts, à Rabat, à l'initiative de l'Institut des études africaines et l'université Al Akhawayn d'Ifrane.
Intervenant à cette occasion, le vice-président de l'université Mohammed V Souissi, M. Noureddine Fikri Benbrahim, a indiqué que cette rencontre est une opportunité pour les participants de discuter et de présenter les résultats des recherches sur le passé et le futur de l'Afrique, formulant l'espoir qu'elle ouvrira la voie à une coopération continue entre les universités Mohammed V Souissi et Al Akhawayn, "de nature à améliorer la réflexion et la recherche autour des questions africaines".
Le 50ème anniversaire des indépendances africaines constitue, pour lui, "une importante occasion pour jeter un regard critique, mais réaliste sur le bilan des avancées des pays africains en matière de développement socioéconomique, voire de développement humain, et de conduire une réflexion sérieuse et crédible sur les perspectives d'avenir".
Il a relevé dans cette perspective les problèmes auxquels sont confrontés certains pays africains, notamment ceux en rapport avec les conflits politiques, soulignant la nécessité d'en analyser les causes et leur impact sur le développement de l'Afrique, "en vue d'en tirer les leçons et d'entreprendre les voies de solutions et de prévention".
La réflexion sur l'avenir de l'Afrique, a-t-il ajouté, doit être fondée sur un examen objectif et rigoureux des acquis de ces cinquante dernières années, précisant que des défis restent à relever, mais que des opportunités sont à saisir dans un monde de plus en plus globalisé.
De son côté, le président de l'université Al Akhawayn, M. Driss Ouaouicha, a indiqué que son institution, qui accueille régulièrement un bon nombre d'étudiants provenant de pays africains, a décidé de s'ouvrir davantage sur l'Afrique en intégrant une série de cours sur les questions de développement dans ce continent.
Cette ouverture, a-t-il ajouté, fait partie du plan stratégique de l'université pour les années à venir qui "vise à élargir notre mission d'enseignement et de recherches vers de nouveaux horizons".
Bien que l'Afrique regorge d'importantes ressources humaines et naturelles, elle "continue à susciter des débats interminables sur les retards accusés dans plusieurs domaines et les multiples défis auxquels elle fait face" et "à souffrir de dysfonctionnements qui risquent de miner son développement", a déploré M. Ouaouicha".
Pour sa part, le doyen de l'université Al Akhawayn, M. Mohammed Dahbi, a souligné que cette rencontre, qui se poursuivra jusqu'à vendredi à Rabat, consiste à célébrer le cinquantenaire des indépendances de plusieurs pays africains, mais constitue aussi une occasion pour l'université de s'ouvrir davantage sur l'Afrique, de contribuer à consolider l'unité et la cohésion des pays africains et à renforcer la paix et le développement des peuples.