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Crise de l'enseignement au Maroc. Pour une nouvelle définition des responsabilités 
28/08/2013 

 

 

Pour rentrer directement dans le vif du sujet, il est malheureux de constater que souvent quand vous questionnez les nombreux responsables du secteur de l’enseignement au Maroc sur leur incapacité à proposer des solutions aux problèmes posés, ils vous répondent que c’est très compliqué, que les responsabilités sont partagées et certains vont même jusqu’à vous dire que la crise de l’enseignement public au Maroc est tellement profonde qu’il est impossible de faire quoi que ce soit dans l’état actuel des choses ! … Ce qui aggrave encore plus cette situation c’est que même dans le corps des enseignants dont je fais partie, on peut vous donner les mêmes réponses et les mêmes argumentations … Pourtant, tout le monde reste à sa place, personne ne démissionne, tout le monde continue à faire semblant de travailler et la situation s’empire d’année en année… Nous avons besoin de beaucoup de courage pour attaquer le conservatisme, le lobbysme et l’égoïsme qui sont les principaux obstacles à la révolution profonde qui s’impose dans ce secteur vital pour tout le pays. Le discours Royal du 20 Août 2013 a été très clair sur le sujet.

Pour un nouvel esprit des responsabilités.

Pour approcher les solutions de ce problème il nous faut surtout RESPONSABILISER d’avantage les nombreux responsables actuels du secteur. En effet, n’est-t-il pas absurde de parler pour les problèmes de l’enseignement du seul rôle du gouvernement ou des ministres de l’enseignement, alors que ce secteur regroupe l’élite du pays qui est sensée aider ou conseiller le gouvernement dans le traitement des problèmes de tous les secteurs de développement du pays et pas seulement l’enseignement.

La bonne définition et la hiérarchisation de la responsabilité s’imposent dans le secteur de l’enseignement. En effet, n’est-il pas absurde de voir des Présidents d’Universités s’occuper à liquider des affaires courantes des Établissements, alors qu’ils devraient déléguer ces taches aux Vices Présidents, aux Doyens, Vices Doyens et autres Secrétaires Généraux ce qui leur laissera du temps pour pouvoir s’occuper eux de la politique générale de l’enseignement dans leur région et dans tout le pays… La même remarque s’applique aux Directeurs des Académies Régionales de l’Education Nationale (AREF).

Le Conseil des Présidents des Universités (CPU), les Directeurs des Académies Régionales (AREF), aidés par les Doyens des Facultés et les Directeurs de Cabinets des ministres du secteur ne sont-ils pas capables, de nous préparer une réforme globale de l’enseignement au Maroc du Primaire jusqu’à la Licence ? … Si tout ce « beau monde » ne peut pas le faire, alors qui d’autre, dans le pays, pourra le faire à leur place ? ! …Ils doivent également accompagner cette réforme pédagogique d’outils d’évaluation et de suivi pour garantir sa réussite.

Et si la solution passait par la régionalisation ?

Le secteur qui se prête le plus à l’application de la régionalisation avancée en cours d’élaboration au Maroc est bel et bien le secteur de l’enseignement. En effet, beaucoup de structures administratives régionales existent déjà.

En dotant les Universités et les Établissements scolaires régionaux d’une certaine autonomie et d’une liberté dans la gestion des affaires scolaires et universitaires, cette politique peut faire émerger dans telle ou telle région des expériences innovantes pouvant servir d’exemples aux autres régions. Le Professeur Omar Azziman qui connaît bien ce sujet de la régionalisation, aura du pain sur la planche avec ses nouvelles responsabilités, souhaitons lui bon courage et surtout beaucoup de bonnes chances.


lemag.ma 

 

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