L'Université Sidi Mohammed Ben Abdellah décerne le titre de Docteur honoris causa à Rodi Kratsa-Tsagaropoulou, vice-présidente du Parlement européen, en reconnaissance de son parcours exceptionnel de militante et de femme engagée.
Rodi Kratsa-Tsagaropoulou, vice-présidente du Parlement européen, a reçu le 6 janvier dernier le titre de Docteur honoris causa à la Faculté de médecine et de pharmacie de Fès, des mains de Farissi Esserghini, président de l'Université Sidi Mohammed Ben Abdellah. Une distinction qui récompense selon lui le parcours exceptionnel d'une femme engagée et militante pour les nobles causes que ce soit dans son pays la Grèce, au sein de l'Union européenne et d'autres pays du monde.
« Sa mission au sein du Parlement européen n'est que la partie visible d'un riche parcours et son engagement pour les droits de l'Homme, pour la paix et le dialogue des cultures et civilisations ainsi que pour son engagement pour une Europe forte et solidaire et pour un monde meilleur… Elle est chargée par ailleurs des relations euro-méditerranéennes qui deviennent son domaine prioritaire et plus particulièrement de l'Université euro-méditerranéenne et l'Assemblée parlementaire de l'Union pour la Méditerranée où elle a développé un dynamisme reconnu », a-t-il précisé dans son intervention devant un parterre de diplomates, de politiques et d'universitaires. Rodi Kratsa-Tsagaropoulou a souligné dans son intervention qu'elle est très honorée par le titre de Docteur honoris causa décerné par l'Université Sidi Mohammed Ben Abdellah de Fès qui joue un rôle d'excellence en Méditerranée- Sud et remercie le président et les instances de l'Université pour cette décision ainsi que le gouvernement marocain.
« C'est un couronnement de mon amitié pour le Maroc et de la coopération lancée personnellement avec l'université Sidi Mohammed Ben Abdellah pour faire avancer la participation du Maroc dans cette zone de recherche et de partage des connaissances et des programmes communs de l'enseignement supérieur et promouvoir le projet de l'Université euro-méditerranéenne à Fès », a-t-elle précisé en soulignant le rôle dynamique que joue l'Université de Fès, pôle d'excellence en Méditerranée-Sud.
Après un tour d'horizon autour des relations entre l'Union européenne et le Maroc, dans le cadre du statut avancé et le printemps arabe, Rodi Kratsa-Tsagaropoulou a indiqué qu'en valorisant son potentiel humain, le Maroc pourra réellement consolider son avenir au sein d'une grande région et d'une économie moderne mondialisée et compétitive. « Je suis convaincue qu'une société prête à relever les défis liés à la mondialisation, à répondre aux attentes formulées lors du printemps arabe est une société qui a placé l'enseignement au premier plan », a-t-elle ajouté en insistant sur le fait que les domaines de l'Éducation supérieure, des échanges et de la coopération des institutions euro-méditerranéennes s'avèrent cruciaux pour le dialogue fructueux, la prospérité et la confiance des deux rives de la Méditerranée.
Nouvel appui de l'UE à l'éducation dans les pays du Sud de la Méditerranée
En septembre 2011, l'Union européenne a décidé une expansion majeure des bourses d'études universitaires et d'échanges. Les fonds pour le programme Tempus ont également été augmentés afin de soutenir la modernisation de l'enseignement supérieur dans le sud de la Méditerranée et développer la collaboration avec les universités de l'Union européenne en 2012 et en 2013. A cela, s'ajoute le lancement de partenariats dits de mobilité, y compris la facilitation de visas et d'accords de réadmission. «Des dialogues ont déjà été engagés avec la Tunisie et le Maroc et d'autres doivent être prochainement être entamés», précise-t-on auprès du Parlement européen.