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Ouverture à Oujda des travaux du premier atelier national sur les biocarburants au Maroc 
13/02/2009 

 

 

Les travaux du premier atelier national sur les biocarburants au Maroc se sont ouverts mercredi à Oujda avec la participation d'experts marocains et étrangers.

Initié par l'association de développement des énergies renouvelables dans l'Oriental (ADERO) et l'association des compétences professionnelles seniors pour le développement du Maroc (ACOSDER), en collaboration avec le conseil régional de l'Oriental, la Chambre de commerce, d'industrie et des services et l'université Mohammed 1er d'Oujda, cette rencontre a pour objectif de mobiliser les différentes compétences autour de la thématique des biocarburants et d'échanger les connaissances acquises dans le domaine des biocarburants aux niveaux national et international.

L'organisation de cette rencontre vise également à analyser les atouts et les contraintes potentiels pour la production des biocarburants au Maroc et à élaborer les bases d'une vision claire pour la production de ces biocarburants des points de vue scientifique, technologique, stratégique et juridique.

Dans son intervention, le président du comité d'organisation de cette rencontre, M. Zakaria Madani, a indiqué que cet atelier reflète la volonté de bon nombre d'experts et d'acteurs socio-économiques marocains de se pencher sur une réflexion scientifique commune sur la question des énergies renouvelables, considérées aujourd'hui comme l'une des ressources futures des pays en développement dans le domaine de l'énergie.

Il a ajouté que la majeure partie des pays en voie de développement, parmi eux le Maroc, souffrent de la lourde charge financière qu'occasionnent les importations du pétrole, soulignant que le développement d'une industrie de biocarburants dans ces régions, à partir des matières premières locales, contribuerait à réduire cette charge financière.

Il a, à cet égard rappelé que le Maroc peut réellement bénéficier de cette nouvelle industrie de biocarburants, compte tenu des atouts que cette industrie peut offrir, étant donné que notre pays est doté d'un climat favorable pour des cultures énergétiques et dispose de vastes étendues de terre non exploitées, ainsi que d'une main d'œuvre à bon marché, ce qui est susceptible d'assurer à la fois une croissance à son industrie de biocarburants et de garantir sa sécurité alimentaire.

Et d'ajouter que les voies de réussite déjà tracées par des pays tels que le Brésil, le Mexique, l'Afrique du sud, l'Inde et la Malaisie ainsi que l'Union européenne, peuvent servir d'exemples pour un assurer un développement efficace de l'industrie de biocarburants dans d'autres pays.

A souligner que les travaux de cet atelier qui dureront trois jours s'articuleront sur des thèmes touchant la technologie des biocarburants, la stratégie du Maroc dans le domaine des biocarburants ainsi que le cadre juridique des biocarburants au Maroc.

 

Plante d'avenir

 

La plante Pourghère (Jatropha curcas) est largement répandue en Afrique, en Inde et en Amérique latine. Elle est utilisée comme plante de haies vives dans l'agriculture et ses feuilles sont employées pour soigner certaines maladies de la peau. Les haies aident à protéger le sol contre l'érosion.

Les animaux ne les mangent pas. L'huile peut servir comme élément de base pour la fabrication du savon ainsi que du biodiesel. L'huile de ‘'Jatropha'', extraite des graines, est utile comme carburant vert pour les moteurs diesels sans autre transformation. Elle n'exige pas de traitements chimiques. Une modification au niveau du moteur est la seule condition technique pour permettre l'alternance entre l'huile de «Jatropha» et le gasoil.

En milieu rural, le biocarburant, issu de cette plante, est apprécié pour être un produit local, là où le gasoil pétrolier n'est pas accessible, faute de stations d'essence. Il peut faire fonctionner moulins motorisés, motopompes, groupes électrogènes et véhicules diesels. La consommation d'huile du ‘'Jatropha'' ressemble à celle du gasoil, elle donne la même force avec une certaine propreté. La fabrication du savon avec l'huile de ‘'Jatropha'' s'est montrée comme une activité rentable pour les villageoises. Un litre d'huile sert à produire 1.200 g de savon. Vendu, ce produit rapporte des bénéfices aux mères de familles et contribue au développement durable du monde rural. Cette plante ne consomme pas beaucoup d'eau, n'impact pas l'environnement, n'entre pas en compétition avec la nourriture humaine et animale.

Ce sont autant d'éléments qui font d'elle un produit d'avenir. Des expériences très timides ce sont réalisées au Maroc pour l'expérimentation de cette plante, initiées par des organismes tels que Cerphos, filiale de l'Office chérifien des phosphates (OCP) et des associations dans l'Oriental et dans le sud d'Agadir.


MAP 

 

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